Retour en images : La petite troupe des 3 soeurs

Les trois sœurs, pièce présentée par les amateurs

Mise en scène Nadine Béchade, Pierre-Yves Bernard
Avec Marie-André Auclair, Emmanuelle Bertho, Marion Byrne, Bernard Chabrillat, Cécile Eudeline, Emilie Jallerat, Christophe Jeanpetit, Sandra Mayet, Patricia Mocellin, Delphine Moteau, Peters David, Isabelle Petiot, Ophélie Poma.
Lumières Quentin Bertrand

Recluses dans leur maison familiale, Olga, Macha et Irina n’ont qu’un rêve : retourner à Moscou. La présence d’une batterie et de ses officiers dans leur petite ville de province change, pour un temps, le cours de leur vie : Macha, victime d’un mariage précoce, s’amourache du commandant, Olga trouve un regain d’énergie et Irina se fiance à un lieutenant. Mais bientôt, avec le départ des troupes et la mort en duel du fiancé d’Irina, la solitude revient, d’autant plus pesante qu’elle est dépouillée d’illusions. Et de surcroît, la maison a été hypothéquée, à l’insu des trois sœurs.

Le drame de Tchekhov apparaît comme l’emblème d’une Russie au bord du gouffre dans une fin de siècle en proie à une immense détresse.

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Pas à pas dans la construction de ce que vous allez voir, nous nous sommes attachés à ce que les mots et les situations de ces Trois Sœurs soient un matériau d’exploration pour chaque personnalité de ce groupe d’acteurs, sans nous soucier de donner une continuité aux personnages… tant pis pour les personnages ou pour vous si vous les cherchez… peine perdue… Notre travail n’aura eu de cesse d’amener chacun à la justesse en scène, au jeu dans ce qu’il a de plus éclatant, à la jubilation dans chacun des sentiments explorés. 

 Alors à présent attachez vous à entendre comment Tchekhov nous parle de la vie, du sens de la vie et de notre difficulté de répondre à cette question. Et écoutez comment, en chaque acteur de ce projet, ce verbe « tchekhovien » prend corps pour nous parler de nous tous… 

 Merci à chacun, de cette aventure humaine et théâtrale qu’aura été ses six incroyables week-ends d’explorations, merci à Pierre-Yves mon alter attentionné et inspirant, et merci à toute l’équipe du Fracas avec une mention très spéciale pour Hélène la coordinatrice du projet. 

 A vous, la Petite troupe des Trois Sœurs, ce soir je suis émue et je me pends à vos lèvres pour vous recevoir tous…

 Nadine Béchade

C’est une histoire de famille, une histoire de cœur, celle d’une troupe qui, le temps d’une année va traverser cette autre histoire de famille avec ses histoires de cœur, ses espoirs, ses désillusions… Ce soir c’est leur grand soir, notre grand soir, celui de partager avec vous leur rencontre avec un certain univers de Mr Tchekhov, leur voyage dans une Russie entre deux époques, peuplées de personnages n’ayant pas encore perdu toutes leurs illusions….

Pierre-Yves Bernard

Retour en images : Sous les étoiles

Sous les étoiles, pièce proposée par les comédiens amateur du foyer Les caravelles
Mise en scène Fabrice Dubusset
Accompagnement Joëlle CHEVALIER & Dominique LAJON
Avec Jean-Manuel ACERA, Jean-Marc GOLINSKI, Patrick CHABROL, Sandrine LEPEE, Muriel CHAMPION, Aurore MAUGER, Katia CHAPELIER, Magali MINGHE, Jonathan DREURE, Albert NAULOT, Vincent FERNANDES

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Dormir à la belle étoile ou pas…

Être né sous une bonne étoile ou pas…

Devenir une étoile ou pas…

Faire l’indien, jouer au cow-boy, un campement pour se retrouver sur un plateau en altitude non contrôlée, plateau de théâtre et de jeux, être dans l’attente d’un temps étoilé pour chasser l’humidité ambiante !

Les acteurs en acceptant de partir à la recherche d’un ciel clément font leur propre randonnée vagabonde ou pas… jouent avec le feu ou pas… Chaque pas emboîté dans les pas de leurs voisins pouvant donner des ailes ou pas…

Embûches d’un travail en recherche perpétuelle de l’amour ou pas…  d’une existence de ce moment de théâtre toujours fragile et rare !

 Fabrice Dubusset

Retour en images : Héloïse et les autres

Héloïse et les autres, pièce présenté par les élèves du LEM lors du Chantier
texte Emmanuelle Destremau
comédienne intervenante Caroline de Vial
professeures Isabelle Petiot, Amandine Robert
régie plateau Thomas Boudic, Antoine Le Cointe, Jean-Jacques Mielczarek
avec Besse Jérémy, Cabanel Stéphanie, Cadi Tazi Lila, Chevier Cassandra, Fumard Marie-Angélie, Lorenzen Aleïda, Bulle Florian, Baschenis Lia, Beghin Perle, Bibey Sarah, Chia Manon, Debizet Charlène, Duchamp Julie, Gontard Pauline, Gouttefangeas Léa, Humbert Zoé, Laabab Zoé, Laabab Lydie, Laboisse Chloé, Le Masson Anyssa, Mahafidou Nada, Mandigon Camille, Queille Mathilde, Raby Fanny, Régerat Antoine, Missonnier Valentino

 

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L’aventure de ce texte a été singulière.

J’ai choisi de fabriquer quelque chose avec une matière qui était en moi et de tenter de vous l’offrir plutôt que de me demander de quoi vous aimeriez parler, comme je l’avais fait la dernière fois avec My body is a zombie for you. J’ai eu envie de vous donner à mâcher un peu de mes choses intérieures pas encore très cuites. J’ai eu peur que ça ne vous touche pas. Tant pis je me suis dit.

Vas-y.

Ça a donné Héloïse & les autres qui est une histoire des différences – celles que l’on côtoie dans une vie et qui vous transpercent, celle des brouillards enfouis avec lesquels on doit bien essayer de vivre. Une forme sans doute en mouvement sans doute inachevée sans doute à malaxer encore, une forme faite de multiples formes un peu à l’image de mes circonvolutions dans ce métier, à l’image des labyrinthes dans ma tête. Une forme qui peut vous donner à expérimenter des choses et des modes – à essayer – à inventer vous-même le chemin.

Ce n’est pas l’histoire d’un tournage à mon avis c’est plutôt des histoires d’humains qui se trouvent être des professionnels du cinéma.

Ce n’est pas l’histoire d’un échec c’est l’histoire qui se répète perpétuellement des adaptations – quand la réalité n’est pas où on l’attendait.

On n’échoue pas on s’adapte – on ne tombe pas, on fait un pas de côté.

L’histoire d’Héloïse et de sa vie fictionnelle.

L’amour qu’on cherche et la différence qu’on nie.

En vous livrant ce texte j’avais terriblement peur et puis vous m’avez envoyé vos retours sous la forme de petits mots que je garde précieusement dans la boîte à choses inoubliables.

Ce fut une grande chance pour moi de lire vos impressions en cours d’écriture.

Je suis vraiment heureuse que vous ayez eu envie.

Envie de rentrer dans ce texte et de le mastiquer un peu avant de pouvoir en inventer vraiment le goût.

Je suis vraiment heureuse que vous soyez à l’intérieur de cette invention parce que oui, c’est vous qui allez inventer ce truc pour la première fois.

Comme le mec qui découvre pour la première fois une grotte préhistorique, on appelle ça l’inventeur de la grotte.

Lui choisir une couleur, une forme, un rythme et franchement : la voie est libre.

Y’a qu’à marcher dessus.

Les premières traces dans la poudreuse ce sont les vôtres alors il faut suivre vos instincts.

Courrez, sautez, roulez vous dedans, mangez la neige fraîche, vomissez, crachez aussi, foutez la dans votre slip, faites des batailles et des bonshommes, écrabouillez, glissez, façonnez, c’est votre job maintenant !

C’est une chance inouïe que vous soyez là-toutes vivantes et les bouches pleines pour porter cette histoire. Je dis vivantes parce que dans votre groupe je crois qu’il y a environ 24 filles et 3 garçons. Est-ce que le féminin ne l’emporte pas alors sur le masculin dans ces cas-là ? Je pense que vous ne m’en voudrez pas de le faire. On s’est bien mis d’accord. On a le droit d’inventer notre monde. C’est juste logique non ?

Si les monologues sont trop longs – s’il y en a trop : coupez, mastiquez, coupez, mastiquez, jusqu’à ce que ça coule. Ça se déroule. Ça glisse.

Ou alors inventez des formes avec eux. Des façons de raconter. Des images. De la danse. Des saccades. Des Vidéos.

Il y a beaucoup de façons de raconter.

Tu peux même aller t’asseoir dans le public à côté d’un spectateur pour lui raconter à l’oreille. Que personne d’autre n’entende.

Tu peux tout fabriquer.

La voie est libre.

Vas-y.

Merci, merci encore de m’avoir accompagnée dans cette écriture à vous toutes et tous qui allez jouer ce texte dans cette première forme et merci aux enseignants et professionnels qui vous ont accompagnés.

Emmanuelle Destremeau

Retour en images : Du piment dans les yeux

Du piment dans les yeux, pièce présenté par les élèves Lycée Paul-Constans durant le Chantier
texte Simon Grangeat
comédien intervenant Julien Geskoff
professeur-e-s Florine Lazaro, Jean-François Mérieux, Laure-Anne Valmalette
régie plateau  Thomas Boudic, Antoine Le Cointe, Jean-Jacques Mielczarek
avec Alexis Agnoly, Mathilde Bayet, Kévin Buisson, Roseline Chen, Anaïs Clément, Alexis Cognet, Jeffna De Sousa, Marine Droulers, Etienne Franquet, Enora Griette, Amanda Marchand, Sevanae Meugnier, Cléa Nguyen, Heïdi Portalier, Maëlle Trochu, Aurore Velleine, Solène Velleine, Paul Weise, Matthias Wellens, Chloé Yanan

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À vous, lycéens et lycéennes engagé(e)s sur ce chantier théâtral avec  Du piment dans les yeux

Lorsque j’avais votre âge – entrée en matière qui m’éjecte illico vers les sphères grisonnantes ou celles, moins dignes, des vieux cons – lorsque j’avais votre âge, donc, le rideau de fer venait de tomber, emporté dans l’élan de la chute du mur de Berlin.
Partout, on ne parlait que de « monde libre » et de « liberté retrouvée »… Lorsque j’avais votre âge, abattre un mur était une victoire.
Passer clandestinement la frontière entre la Hongrie et l’Autriche un acte de résistance.
Fuir la dictature (fut-elle une République Populaire) une légitime décision méritant asile et accueil compassionnel.
Lorsque j’avais votre âge, ces « passagers clandestins » n’étaient pas des migrants mais des réfugiés à qui nous nous devions de porter secours – en parole pour le moins, mais parfois aussi dans les actes…
Et puis le temps passe et les mots changent.
À moins que ce ne soit la couleur de peau de ceux-là qui traversent – tentent de traverser.
Aujourd’hui c’est l’Europe qui érige des murailles, barrières de protection.
Nos militaires patrouillent pour fermer les entrées.
Barbelés.
Caméras.
Fossés.
Murs.
Checkpoints.
Ils tirent aussi, souvent
L’Europe que nous avons construit est forteresse assiégée repoussant les assauts.
Ces changements-là traversent mon écriture depuis longtemps, mais lorsque déferla sur nos écrans ce flot d’images de naufrages sur les côtes turques ou grecques ; lorsque déferla sur nous  ce déluge de photos de colonnes de marcheurs errant sur les routes de Hongrie ou de Slovénie – images que je pensais remisées à jamais dans les livres d’Histoire – lorsque déferlèrent sur nous ces images, je sus que c’est de ce réel que j’écrirai encore.
Que j’écrirai pour vous.
Et puis – par hasard (?) – une amie me raconta l’histoire de Mohamed Zampou, jeune homme parti à 16 ans de Côte d’Ivoire pour continuer ses études, se faire une vie aussi belle que possible.
Vivre, quoi !
16 ans…
Partir pour étudier…
L’envie était trop belle !
Alors je me suis mis à écrire.
Pour vous.
Le texte que vous avez entre les mains est une étape provisoire de l’écriture.
Votre étape.
Votre souvenir.
Depuis, le texte a beaucoup voyagé, beaucoup évolué…
Mais nous pensions que c’est cette version-là qu’il vous tiendrait à cœur de relire, peut-être…

Simon Grangeat

Parole de spectateur : Le pire est à venir

 Le pire est à venir est une création théâtrale pour trois acteurs dans une salle de classe qui a tourné durant la saison dans les établissements scolaires de la région.
Texte de Thomas Gornet et mise en scène de Marie Blondel

Peer Gynt est un jeune homme au début de la pièce. Seul avec sa mère – à qui il en fait voir de toutes les couleurs – il est un « dévoreur de temps ». Cet arrogant veut être roi et construire un empire. Ce désir d’ascension lui confère une énergie foudroyante et à travers des voyages épiques, il cherche son identité au creux des autres. Cette création pour dix acteurs s’inscrit ainsi dans un cycle de créations sur l’identité.
Tout commence par une situation réelle et concrète. L’enseignant est dans la confidence et partenaire de cette représentation, contrairement aux élèves qui ne savent pas encore qu’ils vont être embarqués dans une représentation théâtrale : Laëtitia Dugol et Corinne Verdier, membres éminentes du ministère de l’Éducation Nationale, viennent tester dans une classe de collège ou de lycée un tout nouveau dispositif d’apprentissage. Elles présentent une femme, Aze Gynt, qui n’est pas professeur mais qui devra donner aux élèves une sorte de leçon de vie. Mais Aze se laissait vite débordée par le souvenir de son fils Peer, récemment disparu. Un souvenir qui va peu à peu envahir la classe…

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Retours des spectateurs :

 Ça parle d’un garçon qui s’appelle Peer qui signifie Pierre et Peur, il se croyait un peu comme quelqu’un qui sait tout.

J’ai bien aimé la surprise après le contrôle de technologie. Un groupe de personnes est entré dans notre classe et nous a dit que c’étaient des personnes du rectorat alors qu’ils sont comédiens. J’ai bien aimé la pièce, c’était bien joué, il y a eu des moments drôles et des moments tristes. C’était tellement bien joué que même mes camarades et moi-même sommes entrés dans l’histoire.

J’ai adoré la pièce. Le message était l’école est importante pour notre avenir, sans l’école on n’aura pas un bel avenir. A la fin une dame dit que c’est une pièce de théâtre autour de Peer Gynt. Ça m’a surpris car moi je pensais que c’était vraiment une intervention de l’éducation nationale. C’était super !

 Je m’attendais à quelque chose d’ennuyeux et quand j’ai compris que c’était un sorte de spectacle cela m’a surpris mais positivement. En général je n’aime pas les pièces de théâtre, mais comme c’était bien joué ça ne m’a pas déplu.

 … C’est un enfant qui connait tout et qui veut toujours aller tout droit…

 Je souhaite dire que je n’ai pas beaucoup apprécié la pièce, la multitude des rôles était trop importante comparé au nombre d’acteurs et on s’y perdait parfois…

 J’ai aimé le fait que la pièce offrait beaucoup d’idées sur la perception du ressenti et qu’il n’y avait rien à comprendre…

 La vision du lycée qu’a Peer : d’une boite hermétique où l’on est emprisonné et le moment où le personnage en classe dit aux élèves de briser leurs chaines m’ont ému.

 Ça parle d’un garçon qui n’écoute personne et sans tête…

 J’adore les surprises ou me faire piéger, donc votre pièce m’a fait plaisir. Mais j’ai été mal à l’aise, j’ai compris assez vite que vous étiez des comédiennes mais j’étais quand même persuadée que vous travaillez au rectorat et que vous faisiez une pièce sur le décrochage scolaire. Donc je me suis inquiété sur les gens qu’ils engagent au rectorat. J’étais mal à l’aise et j’ai eu du mal à apprécier parce que vous criiez, vous vous insultiez, vous êtes montés sur une table – je crois, vous courriez à travers la salle… Bref j’étais vraiment dans une situation de stress ! Après je pense que ça vient du fait de vous jouiez dans une salle de classe et que l’illusion était vraiment très bien faite !

 Après avoir vu cela j’ai compris qu’on ne peut pas être libre seul, qu’il faut échanger avec les gens… Cela m’aide pour mon avenir. C’était un bon message !

 Certains changements de lieux et de personnages étaient trop brusques et on était un peu perdus…

 

Retour en images : cycle marionnette – la manipulation

Le Fracas a proposé cette année à 10 stagiaires de découvrir l’univers de la marionnette. Après deux week-ends de constructions avec Judith Dubois – plasticienne et constructrice sur Peer Gynt (premier voyage), ils ont pu appréhender la manipulation avec Marzia Gambardella de la compagnie Les Anges au plafond, qui leur a appris a donner vie à leurs créations.

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« J’ai fait le cycle marionnette et ce fut trois week-ends fabuleux mais beaucoup trop courts. Pour la fabrication, nous avons pu choisir nos matières, et créer la marionnette de notre choix. Une fois finies ou presque on leur a donné vie. Tout ça accompagnés de 2 artistes géniales et captivantes ayant énormément de choses a transmettre et aussi un très bon accueil de la part de toute l’équipe du Fracas.
Ce stage s’est achevé superbement par 2 magnifiques spectacles (Peer Gynt – premier voyage de Johanny Bert et R.A.G.E de la cie les Anges au plafond), nous présentant 2 techniques totalement différentes, j’ai apprécié ces spectacles avec un regard tout à fait nouveau.
Grâce à ce stage, j’ai appris énormément et découvert un métier qui peut-être sera le mien. »

Capucine

La Petite troupe des 3 sœurs

Cette saison encore le Fracas a réuni une troupe d’amateurs en leur proposant six week-ends de pratique avec pour point de départ la pièce Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov, en écho à la réécriture de Rebekka Kricheldorf, Villa Dolorosa. 13 comédiens amateurs se sont lancés dans cette aventure accompagnés par les comédiens Nadine Béchade et Pierre-Yves Bernard.

 Cet atelier, ce groupe, ces individus, cette rencontre de tous avec chacun et avec les mots de Tchekhov… tout cela s’annonce comme un grand chantier, un grand laboratoire de théâtre, ni plus ni moins. Nous allons expérimenter, triturer, chercher, trouver, ne rien trouver, recommencer… mais toujours tenter d’apprendre car comme l’a dit Tchekhov : « Les hommes intelligents aiment apprendre. Les imbéciles aiment enseigner. » 

Nous allons donc tenter d’apprendre ensemble ce que les mots de Tchekhov nous disent, ce que ses personnages ressentent, ce que son théâtre nous fait vivre.

Nadine Béchade et Pierre-Yves Bernard

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Parcours artistique à la maison d’arrêt

Le Fracas s’associe chaque année au SPIP (Service Pénitentiaire d’insertion et de probation) pour concevoir un projet culturel à la maison d’arrêt. Cette année nous avons proposé un parcours autour de la marionnette composé d’une venue au Fracas à l’occasion de la résidence de la compagnie Les anges au plafond pour une visite et une rencontre avec l’équipe artistique, ainsi que d’une semaine d’atelier avec la compagnie Agitez le bestiaire en parallèle du projet de spectacle en vitrines Troublantes apparences.

La revue professionnelle Manip est revenue sur cette action :

article Manip

Retour en images : Cycle marionnette – La construction

Le Fracas a proposé cette année à 10 stagiaires de découvrir l’univers de la marionnette  en construisant chacun la leur avec Judith Dubois – plasticienne et constructrice sur Peer Gynt (premier voyage), puis en apprenant à la manipuler avec Marzia Gambardella de la compagnie Les Anges au plafond. Les deux premiers week-ends ont été consacrés à la construction d’une marionnette. L’objectif étant de permettre à chacun d’aborder différentes techniques de construction sur différentes matières.

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Les stagiaires ont d’abord dessiné la marionnette dont ils avaient envie, en réfléchissant à sa forme, à sa manipulation, à l’esthétique et l’univers qu’ils voulaient inventer. Ils ont pu jouer avec les proportions du corps pour créer le caractère de leur marionnette.

Une fois ce choix fait, ils ont réalisé des squelettes en bois et en tissus, avec chaque membre et articulation de la marionnette, pour permettre une manipulation la plus fluide et la plus réaliste possible. Les articulations possèdent des butées pour éviter que le coude ou le genou ne se plient vers l’arrière, et offrir le plus de réalisme possible.

Les stagiaires ont ensuite réalisé la tête de leur personnage, en sculptant du polystyrène ou de la mousse. Pour terminer le visage et le rendre notamment plus solide, les stagiaires ont réalisé un « matiérage » en résine acrylique.

Les mains et pieds ont été réalisés en silicone dans des moules de plâtre ou ont été sculptés dans du polystyrène.

Il reste maintenant un dernier week-end aux stagiaires pour leur permettre d’appréhender les techniques de manipulation, afin de comprendre comment diriger le regard de leur marionnette, lui donner une respiration, une impulsion et voir celle-ci prendre vie entre leurs mains.

Parcours autour de Peer Gynt (premier voyage)

L’éducation artistique et la transmission consistent à mettre en place des ateliers et permettre à des jeunes (et des moins jeunes) de découvrir le jeu et la création artistique en compagnie d’un comédien professionnel. Mais c’est aussi leur apprendre à devenir spectateur et les guider dans cette découverte. Cela peut être avant pour préparer la venue au théâtre ou à l’issue de la représentation, pour parler de ce qu’on aime mais surtout être accompagné dans ce que l’on n’a pas apprécié ou pas compris.

Nous avons travaillé avec plusieurs groupes autour de Peer Gynt (premier voyage), pour les accompagner dans leur venue au Fracas. Une semaine de répétition publique a été organisée : chaque après midi, les portes du plateau étaient ouvertes à tous ceux qui souhaitaient ce glisser dans la salle pour découvrir le travail de création. Quelques spectateurs individuels ont profité de l’occasion, et nous en avons profité pour travailler avec quelques associations partenaires, comme Pénélope ou la Mission locale, pour proposer à ceux qui le souhaitaient de voir un bout de répétition puis de visiter le théâtre. En décembre une partie des participant est ensuite venue voir le spectacle.

Nous avons également travaillé avec des classes à l’occasion d’une répétition publique scolaire, mais aussi en allant intervenir dans une classe du collège Jean-Jacques-Soulier, pour parler aux adolescents du spectacle et leur faire découvrir les marionnettes Bunraku.

intervention johanny JJsoulier

Quelques élèves du lycée Paul-Constans nous ont envoyé des retours sur Peer Gynt (premier voyage) et le travail de Johanny Bert durant son mandat :

« Étant arrivé en même temps que toi, j’ai donc vécu tous les spectacles sous ta direction. Je tenais à te remercier pour ces années magnifiques que j’ai vécues au Fracas. Mes deux spectacles préférés au cours de ces années sont deux spectacles que tu as mis en scène, c’est-à-dire L’Opéra du dragon et bien évidemment Peer Gynt (premier voyage) ! Ton dernier spectacle qui a fait un effet : « Wahou !! » ! Merci encore de m’avoir fait connaître l’univers des marionnettes si beau et qui a donc effacé mes préjugés. Merci pour tout, en espérant te revoir très vite ! »
P.W.

« Ce spectacle était merveilleux. Il nous a transportés dans un autre monde, un monde fantastique où s’entremêlent voyage, songe, liberté et recherche d’identité. Certaines scènes m’ont marqué telles que le royaume des trolls et la surélévation de la mère sur les pales du moulin. Ces effets spéciaux étaient impressionnants. Ce spectacle clôt à merveille l’ensemble des représentations mises en scène par Johanny Bert. »
A&A

« Le spectacle de Peer Gynt (premier voyage) était tout simplement magique ! Avec des personnages fantastiques et haut en couleurs, nous avons tout de suite été plongés dans un univers féérique qui se distingue des autres spectacles par ses effets spéciaux et par la diversité des personnages. Certains moments étaient à la fois drôles et dramatiques comme le moment où il se retrouve agrafé ou plutôt crucifié au sol avant de se faire attaquer par des petits cochons roses électriques qui sont d’ordinaire d’adorables jouets pour enfants. Cet effet était amusant et nous espérons bientôt en voir d’autres de ce genre. Pour finir, nous souhaitons une bonne continuation à Johanny Bert. »